En Islam, le mot siyâm désigne le fait de s’abstenir de tout ce qui rompt le jeûne du lever de l’aube jusqu’au coucher du soleil, en ayant formulé l’intention préalable.
Les mérites du jeûne
On rapporte, citant Abu Hurayra, que le Prophète – sur lui les grâces et la paix – a dit :
« Dieu – que Son Nom soit glorifié – a dit : « Toutes les actions des humains sont portées à leur actif, à l’exception du jeûne : J’en prends la charge et il M’incombe en propre de le récompenser. Le jeûne est une cure physique et spirituelle : gardez-vous, en jeûnant, de blasphémer, d’élever la voix ou de proférer des obscénités. Si quelqu’un vous cherche querelle, évitez-le et dites à deux reprises :
« Je suis en état de jeûne ! »
Sachez que l’haleine du jeûneur est, pour Dieu – au Jour du jugement dernier – d’un meilleur parfum que le musc. Par ailleurs, le croyant qui a accompli dûment le jeûne a droit à deux moments de joie : celui où il rompt son jeûne, et celui où il se tiendra devant son Seigneur. »
Cette tradition est citée par Ahmad, Muslim et An-Nasâ’î.
On rapporte, citant ‘Abdallâh Ibn ‘Amr, que le Prophète – sur lui les grâces et la paix – a dit :
« Le jeûne et le Coran intercèdent en faveur de l’homme au Jour du jugement dernier. Le premier dira : « Seigneur, je le privais de se nourrir et de satisfaire ses envies pendant le jour. Autorise-moi à intercéder en sa faveur ! » Le second dira : « Seigneur, je le privais de sommeil pendant la nuit. Autorise-moi donc a intercéder en sa faveur ! » Alors Dieu le leur permettra. »
Hadîth cité par Ahmad ; il est assorti d’une chaine de transmission authentique.
On rapporte que Abû Umâma – Dieu l’agrée – a dit :
« J’allai un jour trouver le Prophète – sur lui les grâces et la paix – et je lui dis : « Ordonne-moi une action qui puisse me faire gagner l’accès au Paradis ! » Il me répondit : « Je te conseille le jeûne, car rien n’y équivaut. » Je vins le trouver une deuxième fois et lui posai la même question. Il me répondit encore : « Je te conseille le jeûne. »
On rapporte, citant Abû Sa’îd Al-Khudrî – Dieu l’agrée – que le Prophète – sur lui les grâces et la paix – a dit :
« Chaque jour qu’un homme jeûne pour plaire à Dieu, il se trouve éloigné du Feu de l’Enfer d’une distance de soixante-dix années de marche. »
Ce Hadîth est cité par Al-Bukhârî, Muslim, At-Tirmidhî, An-Nasâ’î, Ibn Mâja et Ahmad.
On rapporte, citant Sahl Ibn Sa’d, que le Prophète – sur lui les grâces et la paix – a dit :
« Il est un portail du Paradis nommé Ar-Rayyân (« le désaltérant »). Au Jour du jugement dernier, on appellera : « Où sont ceux qui accomplissaient le jeûne ? » Quand le dernier d’entre eux sera entré, le portail se refermera derrière lui. »
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